Fonds politiques : Guy Marius Sagna veut une loi pour mettre fin aux “caisses noires”

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Le débat sur la transparence dans la gestion des fonds publics revient au cœur de l’actualité politique sénégalaise. Invité de l’émission En Vérité sur RSI, le député Guy Marius Sagna a annoncé le dépôt imminent d’une proposition de loi visant à encadrer les fonds politiques, souvent assimilés à des “caisses noires”.

Portée par le groupe parlementaire PASTEF Les Patriotes, cette initiative ambitionne de renforcer la transparence et la reddition des comptes dans l’utilisation des ressources publiques.

Mettre fin à une zone grise

Selon le parlementaire, cette réforme vise à combler un vide juridique autour de l’utilisation des fonds politiques. L’objectif est clair : instaurer un cadre légal strict pour éviter les dérives et aligner les pratiques sur les acquis de bonne gouvernance.

Le texte pourrait être examiné dans les prochaines semaines à l’Assemblée nationale du Sénégal, soit sous forme de proposition parlementaire, soit via un projet de loi porté par le gouvernement.

Une incohérence dénoncée

Guy Marius Sagna pointe également une contradiction qu’il juge difficile à justifier. Alors que les autorités appellent régulièrement les citoyens à faire des sacrifices face aux difficultés économiques, certains mécanismes de gestion des fonds publics continuent d’échapper à un véritable contrôle.

Une situation qu’il qualifie de « paradoxale » et qui, selon lui, renforce la nécessité d’une réforme rapide.

Une promesse politique à concrétiser

Le député rappelle que cette mesure figurait parmi les engagements politiques récents. Pour lui, le moment est venu de passer des discours aux actes.

Le groupe PASTEF Les Patriotes entend ainsi jouer un rôle clé pour faire aboutir ce texte et imposer plus d’équité dans la gestion des finances publiques.

Vers plus de transparence ?

Au-delà de la loi, Guy Marius Sagna défend une vision plus globale : celle d’un État où aucune autorité ne peut disposer librement de fonds publics sans contrôle, surtout dans un contexte où une grande partie de la population fait face à des difficultés économiques.

Un chantier sensible, mais central dans la quête d’une gouvernance plus transparente au Sénégal.


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