Dakar, Sénégal – L’Union interparlementaire (UIP) a saisi le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, au sujet de la détention prolongée du député Farba Ngom, incarcéré depuis plus d’un an sans jugement définitif, selon plusieurs sources parlementaires.
Dans sa correspondance, l’organisation internationale demande des explications sur la situation du parlementaire, évoquant une détention prolongée malgré des décisions de justice favorables.
Une réponse institutionnelle qui passe par la Justice
Face à cette pression, El Malick Ndiaye a informé le bureau de l’Assemblée nationale qu’il avait transmis le dossier au ministère de la Justice, dirigé par Yassine Fall.
Cette décision vise, selon son entourage parlementaire, à obtenir un éclairage juridique sur la situation et à clarifier la suite à donner à la requête internationale.
Mais cette orientation interroge : pourquoi renvoyer une question parlementaire vers l’exécutif, alors que l’Assemblée dispose de prérogatives propres dans la gestion des cas impliquant ses membres ?
Une polémique autour de la séparation des pouvoirs
Le choix du président de l’Assemblée a immédiatement suscité des critiques dans les milieux politiques et juridiques.
Plusieurs observateurs y voient une confusion entre les pouvoirs législatif et exécutif, en particulier sur un dossier impliquant un député en détention préventive.
La question centrale posée est celle-ci : l’Assemblée nationale agit-elle de manière autonome ou attend-elle une validation du ministère de la Justice avant de se positionner ?
Un dossier Farba Ngom déjà hautement sensible
Le cas de Farba Ngom, figure politique majeure de l’opposition, alimente depuis plusieurs mois un débat sur la détention préventive et les conditions d’incarcération.
Entre accusations judiciaires, contestations politiques et interventions internationales, le dossier s’est transformé en affaire à forte portée institutionnelle.
