À l’occasion de l’ouverture officielle de la 10e Assemblée générale de l’Association des Institutions Supérieures de Contrôle partageant l’usage du français (AISCCUF), le Premier président de la Cour des comptes du Sénégal, Mamadou Faye, a annoncé une série d’audits majeurs pour 2025.
Trois domaines stratégiques seront examinés à la loupe :
- le plan ORSEC, dédié à la gestion des inondations,
- l’Agence sénégalaise de la Grande Muraille Verte,
- et les Aires marines protégées du pays.
« Ces missions sont déjà intégrées dans notre programme de contrôle pour l’année 2025 », a précisé Mamadou Faye, s’adressant à la presse ce mercredi en marge de la rencontre internationale.
Cette Assemblée générale, qui rassemble plusieurs Institutions Supérieures de Contrôle (ISC) de l’espace francophone, se tient sous le thème : « Enjeux des changements climatiques au sein des ISC francophones : quelle adaptabilité ? ». Elle a enregistré la participation de personnalités de haut niveau, dont Gwladys De Castries, secrétaire générale adjointe de la Cour des comptes française.
Une Cour des comptes au service de la transparence démocratique
Pour Mamadou Faye, les rapports de la Cour des comptes sont bien plus que de simples documents techniques : ils sont un vecteur essentiel de transparence et de redevabilité. « Ces documents parlent d’eux-mêmes. Nous travaillons au nom des citoyens. Leur regard, même critique, fait partie intégrante du processus démocratique », a-t-il souligné.
Le Premier président a aussi insisté sur la nécessité de rendre le travail de la Cour plus accessible et compréhensible pour le grand public. « Il nous revient de mieux communiquer, de renforcer la vulgarisation des procédures de contrôle afin que les journalistes, les rapporteurs et les citoyens puissent en saisir le sens et l’utilité », a-t-il conclu.
