Le New York Times a confirmé que la Chine a joué un rôle discret mais décisif dans l’acceptation du cessez-le-feu par l’Iran. Pékin aurait exhorté Téhéran à faire preuve de souplesse pour éviter une escalade militaire, tandis que Donald Trump a salué la médiation du Pakistan sans mentionner la Chine.
Cette omission est stratégique : Washington souhaite préserver l’image d’un règlement sous contrôle américain, sans accorder à Pékin le statut de médiateur officiel.
L’analyse
Certains observateurs avancent que la Chine n’a pas agi par pur pacifisme, mais pour protéger ses intérêts énergétiques.
Avant le cessez-le-feu, des flux pétroliers iraniens vers la Chine — souvent via des circuits discrets — alimentaient les raffineries indépendantes du Shandong.
Le cessez-le-feu, en rouvrant le détroit d’Ormuz, préserve ces routes commerciales et évite une rupture brutale des approvisionnements.
Ainsi, Pékin aurait agi pour stabiliser son corridor énergétique, plus que pour sauver l’Iran.
Enjeux géopolitiques
- Iran : présente la trêve comme une victoire diplomatique.
- États-Unis : cherchent à éviter une guerre ouverte tout en gardant la main sur la narration.
- Chine : consolide son influence régionale sans s’exposer directement.
- Pakistan : joue le rôle d’intermédiaire visible, mais sous impulsion sino-américaine.
