Depuis le 9 janvier 2026, Cuba n’avait plus reçu de livraison de pétrole, après que le Mexique a cessé ses envois sous pression de Washington. L’île, peuplée de près de 10 millions d’habitants, est plongée dans une crise énergétique sévère, avec des stations-service fermées et des pénuries généralisées.
- Le pétrolier russe Anatoly Kolodkin, placé sous sanctions, a accosté au port de Matanzas avec une cargaison de 730 000 barils de brut. France 24
- Cette livraison constitue un défi direct au blocus américain, imposé par Donald Trump depuis janvier.
- Le président américain a déclaré qu’il ne s’opposerait pas à l’arrivée du navire, estimant que cela ne changerait rien à sa ligne dure contre Cuba : “Cuba est finie. Qu’ils obtiennent ou non un bateau de pétrole, cela n’aura pas d’importance.” La Nouvelle …
- Pour La Havane, cette cargaison est vitale : elle permet de relancer temporairement l’approvisionnement en carburant et d’éviter un effondrement économique.
- Moscou envoie un signal fort : la Russie se positionne comme soutien stratégique de Cuba face à Washington, rappelant les tensions de la Guerre froide.
- Washington tolère l’approvisionnement russe : malgré le blocus, Trump a choisi de ne pas intercepter le navire, probablement pour éviter une confrontation directe avec Moscou dans les Caraïbes.
- Impact régional : cette livraison pourrait encourager d’autres pays alliés de Cuba à braver les sanctions américaines, fragilisant l’efficacité du blocus.
- Économiques : un répit temporaire pour Cuba, mais la dépendance énergétique reste critique.
- Diplomatiques : un bras de fer symbolique entre Washington et Moscou, qui pourrait raviver les tensions dans la région.
- Humanitaires : la population cubaine bénéficie d’un soulagement immédiat, mais l’incertitude demeure sur la continuité des approvisionnements.
L’arrivée du pétrolier russe Anatoly Kolodkin à Cuba marque un tournant géopolitique majeur : Moscou défie ouvertement le blocus américain, tandis que Washington choisit de laisser passer. Pour Cuba, c’est une bouffée d’oxygène dans une crise énergétique étouffante, mais aussi un rappel brutal de sa vulnérabilité face aux jeux de puissance mondiaux.

