L’attitude la plus courante chez celles et ceux qu’ont dit être des chroniqueurs.es dans les médias est celle de donneurs.euses immodéré.es de leçons de morale. Expliquant tout par la morale, ces nouveaux moralistes ont fini d’en faire un absolu au-dessus de toutes les autres valeurs. A leurs yeux, est immorale et donc irrecevable la candidature à l’élection présidentielle de celui l’ancien Premier ministre Boun Abdallah DIONNE dont le seul tort est d’avoir servi son propre pays aux côtes du président Macky SALL.
À l’exagération des nouveaux moralistes, il est très aisé d’opposer les points de vue de la religion et de la politique au nom desquelles ils officient.
« Ni sosie, ni plan B »
Considérée comme le domaine par excellence de la morale prééminente, la religion est pourtant le lieu par excellence de la très sévère critique de la méthode des moralistes religieux qui ne voient dans leur façon de juger que deux possibilités diamétralement opposées : intimider le sujet fautif ou béatifier le sujet non fautif. Les deux sanctions – la négative et la positivé – ne seraient ainsi altérées par quoi que ce soit. D’éminents savants des trois religions monothéistes (judaïsme, christianisme et islam) manifestèrent leur opposition farouche à ce manichéisme. En langue arabe, la courte sentence prononcée contre cela se résume en deux petits mots – « ترعيب و ترغيب » (Intimidation et Incitation) qui ne prennent pas en compte les mutations considérables dans le temps et dans l’espace.
Quid du temps et de l’espace politiques ? Ils changent aussi en profondeur pour que personne ne s’autorise à ne concéder qu’un rôle de subalterne aux grands commis de l’État désireux de tirer d’une longue expérience les ressorts d’une nouvelle raison d’être et d’agir pour le bien de tous. Difficile de le leur refuser sans leur faire de vraies fausses querelles qui font de Boun DIONNE le sosie d’Amadou BA ou le« plan B de Macky ». Insensé !
« … Sans se faire prier »
Aux vraies fausses querelles contre lesquelles il s’est longtemps préparé, le candidat Mahammed Boun Abdallah DIONNE a répondu, depuis juin 2023 3 mois avant sa déclaration de candidature. par ce qu’il appelle de « fausses vraies idées à corriger en matière de développement ». Trois longueurs d’avance, une pour chacun des trois prétendants au fauteuil Amadou BA, Ali Ngouille NDIAYE et Mame Boye DIAO avec lesquels les chroniqueurs aiment comparer Boun DIONNE sans l’avoir lu. Sans même avoir lu le concurrent DIAO, auteur de « Le Sénégal qui vient » lancé à la fin novembre 2023.
Prenant la parole à la cérémonie, l’économiste Khadim Bamba DIAGNE n’y va pas avec le dos de la cuillère : « Gérer un pays c’est du sérieux, un homme politique qui a une ambition doit pouvoir mettre dans un livre sa vision pour permettre aux gens d’apprécier. » Boun DIONNE se s’est pas fait prier pour répondre 5 mois plus tôt, coupant court, avant tout le monde, aux vraies fausses querelles qui sont faites aujourd’hui. Gagné !
*Boun DIONNE, Président !*
Abdoul Aziz DIOP
DIONNE 2024

