Dionne 2024 au secours dés laissés-pour-compte

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ÉDITORIAL

Un individu est considéré comme pauvre lorsqu’il vit dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. Le seuil international de pauvreté par jour et par personne, proposé par la Banque Mondiale, est d’environ 600 francs CFA. On voit bien qu’avec seulement 450 francs CFA par jour et par personne, le revenu moyen des populations rurales sénégalaises, représentant 60 % de la population, se situe en deçà du seuil fixé par la Banque.
Il n’est donc pas surprenant qu’en prenant la parole, le 20 janvier dernier à la Résidence Mamoune à Dakar, devant les représentants des associations, des mouvements, des partis politiques, des coalitions de partis politiques et les personnalités indépendantes présentes, le candidat de la coalition DIONNE 2024, Mahammed Boun Abdallah DIONNE, dise n’être pas un candidat de la continuité. En même temps, l’économiste fit un clin d’œil aux laissés-pour-compte de la société sénégalaise en se demandant pourquoi le progrès économique ne profite toujours pas au Sénégal à des personnes et catégories de personnes dont il faut déterminer avec précision les effectifs rural et urbain et la répartition géographique, au Sénégal comme à l’étranger, pour agir vite et bien dès avril 2024.

De la pensée économique de Boun DIONNE

L’économie est la conduite adoptée lorsque les biens (logement, moyens de transport, etc.) et/ou les services (vêtements, boisson, nourriture, soins de santé, énergie, information, culture, etc.) disponibles ne suffisent plus à satisfaire les besoins de biens et/ou de services exprimés. Il n’y a de politique économique que là où il y a des besoins économiques ceux des besoins nécessitant une dépense d’argent , à satisfaire. La nécessité d’une dépense d’argent pour satisfaire un besoin dit économique montre tout l’intérêt économique du seuil de pauvreté. Cette notion apparaît partout, directement ou indirectement, dans la pensée économique de Boun DIONNE dont l’essai de réflexion critique « Le lion, le papillon et l’abeille » (Débats Publics, Juin 2023), sur l’économie politique du développement de l’Afrique, et du Sénégal évidemment, est le condensé de 152 pages.
Tous les chapitres du livre tendent vers la satisfaction durable des besoins des couches les plus défavorisées. C’est notamment le cas à travers la fiscalité à laquelle l’auteur assigne un rôle incitatif d’amélioration significative du bien-être. « Un régime à faible imposition des ressortissants nationaux, écrit-il, demeure un incitatif à l’accumulation de revenus, tout en développant la croissance économique et le bien-être. » À côté de cela, soutient-il avec force, « la politique de redistribution des revenus apparaît, (…), comme essentielle avec comme objectif l’organisation du partage et de la solidarité vis-à-vis des populations pauvres grâce à un système transparent de transfert de revenus ». La croissance économique précédant la redistribution, il n’y a aucune raison à ce que le postulat selon lequel une économie qui va bien est assurée d’aller de mieux en mieux ne se vérifie pas durablement.

Leçon du parrainage

Les leçons à tirer du parrainage citoyen sont nombreuses, trop nombreuses même. Mais il y a une qui est essentielle et qui indique à elle seule la voie à suivre pour toutes les parties prenantes à la coalition DIONNE 2024. Le parrainage citoyen avait été un bien économique, nécessitant une dépense d’argent, partout où les candidats à la candidature qui s’y sont engagés ne s’appuyèrent pas sur des liens sociaux à toute épreuve tissés depuis de longues années déjà. C’est spontanément que tombent les parrainages partout où le souvenir d’un bienfait, parfois même anodin et oublié par le bienfaiteur, profite aux candidats à la candidature dont les représentants sur le terrain suffisent à faire tout le travail de collecte. Une forme inédite de thésaurisation qui permet de s’en sortir quand d’autres triment pour pas grand-chose à l’heure des comptes.
Il y a sans nul doute une consonance positive dans l’idée de compagnonnage un choix de Boun DIONNE, comparée à celle de militantisme.

Le compagnonnage nous rend assez malléables pour ne presque jamais bouder et porter la voix des sans-voix, tous des laissés-pour-compte. Combien sont-ils d’ailleurs à s’être abstenus aux dernières élections législatives ? Bon à savoir !

Boun DIONNE, Président !

DIONNE 2024

Abdoul Aziz DIOP DIONNE 2024


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