« ÉPAULE CONTRE ÉPAULE AVEC BOUN DIONNE » Par Abdoul Aziz Diop)

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Rédigé pour être répété à la fin de chacun des cinq couplets de l’hymne national de la République du Sénégal, le refrain dudit hymne demande aux Sénégalaises et aux Sénégalais à se tenir debout « épaule contre épaule » pour, en « plus que frères », unir « la mer et les sources », « la steppe et la forêt ».

Il ne fait aucun doute que le refrain inspire une culture et une conduite politiques aux antipodes du clientélisme ringard dont les jeunes – les moins jeunes aussi –  ne veulent plus vivre les affres, 63 ans après notre accession à la souveraineté internationale. Un retour à la source s’impose donc. Mais l’appropriation est moins aisée qu’il n’y parait et pour cause.

« Comme dans l’hymne »

« Après vous… ». C’est ce que l’on entend quand arrive le moment de distribuer les rôles dans une division du travail qui absout le chef de toutes les fautes passées, présentes et futures. Ce n’est pas ce que dit l’hymne dans son refrain. Ce dernier est le puissant inspirateur d’une théorie sociale dont les ressorts ne sont guère en adéquation avec une société où l’âge de chacun détermine le sort de chacun, loin du sort du bien commun et de la collectivité tout entière.

Si, comme dans l’hymne, nous avancions tous ensemble épaule contre épaule, plus aucun jeune ne prendrait un.e moins jeune comme un.e empêcheur.euse de tourner en rond dans une collectivité désormais entre les mains de jeunes gens – garçons et jeunes femmes – dont le nombre, au lieu de l’aptitude et de l’expérience, suffit à écarter les moins jeunes de  l’exercice des pouvoirs politique, économique, financier, social et culturel.

Si comme dans l’hymne, nous avancions tous ensemble épaule contre épaule, chaque jeune admettrait aisément qu’un « vieux » partage avec lui une expérience dont la greffe réussie prépare chaque jeune à assurer la relève là où il est le moment venu.

Si comme dans l’hymne, nous avancions tous ensemble épaule contre épaule, plus aucun aîné ne refuserait de rebrousser chemin, permettant ainsi aux cadets, encore physiquement plus forts et mentalement prêts, à saisir le relais en pleine course pour gagner les parties qui viennent.

« Bien commun oblige »

Dans le chapitre consacré à l’intérêt général et au consensus – « Le lion, le papillon et l’abeille (p. 37-44) -, Mahammed Boun Abdallah Dionne écrit que « c’est en relevant le défi de la jeunesse que nous construirons une nouvelle voie pour le développement qui soit équitable et inclusive, axée sur le bien commun et l’utilité publique ». Ici, l’équité et l’inclusion sont les deux principaux  fertilisants d’une idée novatrice de la jeunesse qui rompt définitivement avec la fixation d’une chefferie politique dont les hordes jeunes sont suffisamment intimidantes pour tenir en respect celles des adversaires les plus radicaux du landerneau en ébullition permanente. 

C’est donc épaule contre épaule que Boun Dionne conçoit le magistère qui vient et pour lequel il s’est clairement et ouvertement engagé. Faut-il encore le rappeler ? Bien sûr que oui !  « Je m’engage pour un pacte nouveau, qui réconcilie la République avec sa jeunesse, dont le malaise nécessite l’adoption urgente d’une nouvelle politique nationale de Jeunesse », a déclaré, le 21 septembre 2023, le candidat de DIONNE 2024.

Boun Dionne, Président !

Abdoul Aziz DIOP

DIONNE 2024


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