Dakar – Après plusieurs mois de procédure contestée, Farba Ngom a recouvré la liberté. La Chambre d’accusation a annulé l’ensemble de la procédure dans l’affaire des téléphones portables, pointant de graves irrégularités. Une décision qui relance la question de ses droits politiques, en tant que député et maire, après une détention jugée abusive par ses soutiens.
Une procédure annulée, des droits fragilisés
La justice a tranché : les poursuites engagées contre Farba Ngom dans ce dossier sont nulles. Les juges ont invalidé procès-verbaux et réquisitoires, estimant que la procédure était entachée d’irrégularités majeures.
Pour ses avocats, cette décision confirme ce qu’ils dénonçaient depuis le départ : une atteinte aux droits fondamentaux de leur client. Privé de liberté pendant plusieurs mois, l’élu aurait subi une procédure viciée, aujourd’hui reconnue comme telle par la justice.
Au-delà du volet judiciaire, cette situation pose une question centrale : celle du respect de ses droits institutionnels.
Député et maire empêché : une double fonction paralysée
Durant sa détention, Farba Ngom n’a pas pu exercer pleinement ses fonctions de député à l’Assemblée nationale, ni celles de maire. Une situation qui interroge sur la continuité démocratique et la représentation des citoyens.
Son absence prolongée a de facto suspendu son action politique, alors même que la procédure à son encontre est désormais annulée.
Pour ses proches, il s’agit d’une injustice manifeste : un responsable élu empêché d’exercer ses mandats sur la base d’un dossier aujourd’hui invalidé.
Vers une réhabilitation politique ?
Sa libération ouvre désormais une nouvelle séquence. Farba Ngom peut-il reprendre immédiatement ses fonctions ? La question reste posée.
Sur le plan juridique, l’annulation de la procédure renforce sa position. Sur le plan politique, elle pourrait alimenter un discours de réhabilitation, voire de réparation face à ce que ses partisans qualifient d’acharnement judiciaire.
Une affaire symptomatique ?
Ce dossier dépasse le cas individuel. Il relance le débat sur le fonctionnement de la justice et la protection des droits des élus en exercice.
L’affaire des téléphones portables, liée à un dossier financier plus large, avait conduit à l’arrestation de plusieurs personnes. Toutes ont été libérées à ce jour.
Farba Ngom, dernier détenu dans ce dossier, sort aujourd’hui libre, après l’annulation totale de la procédure.
