Six individus de nationalité étrangère ont été arrêtés à Dakar par la Brigade de recherches de la gendarmerie, au terme d’une enquête conjointe avec la SONATEL sur un vaste réseau de fraude aux télécommunications. L’opération a permis de démanteler un système de détournement de trafic SMS international, actif dans le quartier de Ngor.
Une plainte de la SONATEL à l’origine de l’affaire
Tout commence par un signalement de l’opérateur national. La SONATEL alerte les enquêteurs : des appels et des messages SMS en provenance de l’étranger sont artificiellement rerouter vers le réseau local sénégalais, court-circuitant les circuits officiels de facturation. Résultat : des pertes financières considérables pour l’opérateur — et une concurrence déloyale qui fausse le marché des télécommunications. [Le montant exact du préjudice n’a pas été communiqué — À vérifier]
Ngor, planque d’un réseau bien équipé
Les investigations techniques, menées conjointement par les gendarmes et les spécialistes de la SONATEL, permettent de localiser précisément le site d’exploitation frauduleux : une adresse dans la zone de Ngor, à Dakar. L’unité d’intervention agit. Six personnes sont interpellées sur place.
La saisie du matériel révèle l’ampleur de l’opération : passerelles GSM de type SIMBOX, modems et routeurs, boîtiers VOIP, ordinateurs portables, téléphones mobiles, une volumineuse collection de cartes SIM de différents opérateurs, ainsi que divers supports de stockage numérique. Un arsenal professionnel, typique des réseaux organisés de fraude téléphonique internationale.
La SIMBOX, outil-clé de la fraude
Les passerelles SIMBOX sont au cœur de ce type d’escroquerie. Elles permettent de faire transiter des communications internationales — normalement soumises à des tarifs élevés — comme si elles étaient des appels ou SMS locaux. Les opérateurs y perdent des revenus, les États des recettes fiscales, et les usagers sont parfois victimes de spam ou de phishing acheminés via ces canaux détournés.
Profil des suspects
Les six mis en cause sont tous de nationalité étrangère. [Leurs nationalités n’ont pas encore été précisées officiellement — À vérifier] Ils sont placés en garde à vue dans le cadre d’une procédure judiciaire en cours.
