Le premier ministre Ousmane Sonko réaffirme son soutien aux pays de l’alliance des états du sahel

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« Nous ne lâcherons pas nos frères du Sahel et nous ferons tout ce qu’il faut pour raffermir les liens et leur apporter notre solidarité. »

« Ceux qui aujourd’hui condamnent des régimes considérés comme des régimes militaires ou dictatoriaux sont pourtant enclins à aller vers d’autres régimes qui ne sont pas démocratiques lorsqu’il s’agit de négocier du pétrole ou des marchés. Est-ce qu’à partir de ce moment, on peut dire qu’on se mêle de tout avec les mêmes principes ? Absolument pas. Les problèmes internes aux pays doivent être réglés par les citoyens de ces pays. Certes, il y a eu des coups d’État et certes, personne n’encourage la commission de coup d’État, mais je refuse de faire partie de ceux qui analysent les symptômes et refusent d’analyser les causes réelles de ces coups d’État. »

À cette fin de phrase, c’est presque un standing ovation dans la salle, obligeant le « pastéfien » à marquer une pause. Cette fois-ci, c’est à l’applaudimètre et le tout accompagné de voix scandant le nom de Sonko, que le leader du Pastef va poursuivre son « grand oral ».  

 » Je voudrais à monsieur Mélenchon, que ces tergiversations que cette ambivalence dans les prises de position qui ont fini par discréditer une bonne partie de l’Occident et en l’occurrence ici, l’Europe et la France, au regard de tous ces peuples africains qui aujourd’hui vont aux mêmes écoles suivent de la même manière l’actualité mondiale et sont aussi éveillés que n’importe quel autre peuple du monde. Et cela a fini par déteindre très négativement les relations entre l’Afrique et l’Europe. Il nous faut refonder ces relations parce que nous sommes tenus d’être ensemble et de travailler ensemble », ainsi, s’est adressé Ousmane Sonko à son hôte du jour.

Dans une salle acquise à sa cause, l’homme politique sénégalais s’est voulu beaucoup plus clair sur les relations entre l’Afrique et l’Occident. Dans une large mesure, l’ancien opposant appelle au redimensionnement de ces dites relations. Et à l’en croire, cela passe par la révision de certains accords. 


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