Lorsque la nomination de Macky Sall au Conseil d’Administration de la Fondation Mo Ibrahim a été annoncée, Aminata Touré a immédiatement crié au scandale, affirmant avoir cru à un « poisson d’Avril ». Une réaction excessive qui en dit long sur son animosité personnelle plus que sur une analyse objective des faits.
Une fondation reconnue, un choix stratégique
La Fondation Mo Ibrahim, créée par l’entrepreneur Mohamed Ibrahim, est une institution respectée pour son Indice de Gouvernance en Afrique (IAG), outil de référence pour évaluer les performances des États. L’intégration de Macky Sall, ancien président sénégalais et figure influente du continent, ne relève ni de l’ignorance ni du « service entre riches », comme le sous-entend Touré avec mépris, mais d’une logique d’expertise et de réseaux.
Des accusations partiales et simplistes
L’article ressasse les mêmes griefs – « dette cachée », « fonds COVID » – sans nuance, comme si le Sénégal était le seul pays africain confronté à des défis de gouvernance. Pourtant, l’IAG évalue des critères multidimensionnels (sécurité, développement économique, droits humains…) où le Sénégal a enregistré des progrès sous Macky Sall, notamment dans les infrastructures et la stabilité institutionnelle.
Deux hypothèses biaisées
Aminata Touré propose un faux dilemme :
- La Fondation ignorerait tout du bilan de Macky Sall → Insulte à l’intelligence d’une institution réputée pour son sérieux.
- Un « copinage entre riches » → Procès d’intention qui nie toute légitimité aux choix stratégiques des organisations panafricaines.
Pourquoi tant de haine ?
Le ton vindicatif et l’absence d’autocritique (alors que Touré a elle-même servi sous ce gouvernement) trahissent une rancœur personnelle. Au lieu d’un débat constructif sur les critères de la bonne gouvernance, l’article se mue en règlement de comptes, affaiblissant sa propre crédibilité.
Un opportunisme politique qui dessert l’Afrique
Plutôt que de saluer une initiative visant à renforcer les leaderships africains, Mimi Touré préfère l’insulte et le soupçon permanent. Une attitude contreproductive qui révèle moins les failles de Macky Sall que celles d’une opposition sénégalaise en mal de arguments solides.
La bonne gouvernance exige des critiques justes, pas des diatribes passionnelles.
