Macky Sall et les dynamiques africaines autour de la candidature au poste de Secrétaire général de l’ONU

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Les contours de la situation deviennent de plus en plus clairs.

La candidature du Président Macky Sall au poste de prochain Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies intervient dans un contexte marqué par l’intérêt de plusieurs États africains pour une représentation renforcée au Conseil de sécurité, y compris dans le cadre des discussions sur l’élargissement éventuel de cette instance et l’attribution d’un droit de veto.

Le Président Macky Sall se retrouve au cœur de débats portant sur les processus de consensus au sein de l’Union africaine. Sa candidature a été portée par le Burundi, qui préside depuis le 14 février 2026 l’Union africaine. Cette initiative n’a cependant pas abouti à un consensus large parmi les États membres.

Plusieurs pays ont exprimé des réserves, en insistant notamment sur l’importance du respect des mécanismes de consultation et des pratiques de rotation régionale généralement observées pour les candidatures de haut niveau. Parmi eux :

  • L’Afrique du Sud, qui joue un rôle actif au sein des institutions panafricaines, et qui semble privilégier une approche plus collective et portée par sa diplomatie.
  • Le Nigeria, acteur influent de la CEDEAO, qui met en avant le principe d’une rotation régionale pour les candidatures africaines, même si cette règle n’est pas formalisée dans les textes fondateurs de l’ONU.
  • Le Rwanda a également fait part de son désaccord, dans un contexte de relations bilatérales très complexes avec le Burundi.

Ces positions mettent en évidence les défis structurels auxquels l’Afrique fait face pour parvenir à une position commune sur les questions de représentation internationale.

En définitive, cette situation souligne les difficultés persistantes du continent à parler d’une seule voix sur la scène multilatérale. Au-delà des candidatures individuelles, elle rappelle l’importance d’une coordination renforcée entre les États africains afin de défendre plus efficacement les intérêts collectifs du continent au sein des instances internationales, notamment dans le cadre des réformes du Conseil de sécurité.

Alain LOBOGNON,
Citoyen ivoirien

Alain LOBOGNON,Ancien ministre
Citoyen ivoirien

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