Frappes au Liban : Paris dénonce une escalade et soutient Beyrouth
Le président français Emmanuel Macron a condamné jeudi des frappes israéliennes menées au Liban, les qualifiant d’« indiscriminées » et responsables d’un lourd bilan civil. Lors d’échanges avec le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam, le chef de l’État a exprimé la « solidarité totale » de la France envers Beyrouth.
Selon Paris, ces bombardements constituent une menace directe pour le cessez-le-feu récemment obtenu, dans un contexte régional déjà sous tension.
Un cessez-le-feu fragilisé
Emmanuel Macron a mis en garde contre une possible remise en cause de la trêve en cours. « Le Liban doit être pleinement couvert par ce cessez-le-feu », a-t-il insisté, appelant implicitement à un respect strict des engagements pris par les parties.
Cette prise de position intervient alors que la situation sécuritaire reste volatile à la frontière israélo-libanaise, avec un risque d’escalade militaire.
Souveraineté libanaise et désarmement du Hezbollah
Paris réaffirme également son attachement à l’intégrité territoriale du Liban. Le président français a souligné la nécessité de renforcer la souveraineté de l’État libanais, en soutenant les efforts des autorités pour reprendre le contrôle sécuritaire du territoire.
Dans ce cadre, Emmanuel Macron a évoqué la mise en œuvre du plan de désarmement du Hezbollah, un point clé pour stabiliser durablement le pays selon la diplomatie française.
Une position ferme de la France
La France adopte ainsi une ligne ferme face aux frappes israéliennes, tout en réaffirmant son rôle de soutien diplomatique au Liban. Paris se positionne comme un acteur clé dans la préservation du cessez-le-feu et la recherche d’une désescalade durable au Moyen-Orient.
