MAHAMMED BOUN ABDALLAH DIONNE DÉMASQUE LE PLUS BAVARD DES LACOS

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Analyse

Qui sont les LACOS ? Pour s’être autoproclamés leaders sans qu’on ne sache d’où sort et de quoi est fait le leadership dont ils se gargarisent, les LACOS sont les Leaders alliés au candidat Ousmane SONKO. On en dénombre principalement trois, tous candidats officiels à l’élection présidentielle du 25 février 2024. Il y a le jeune (Diomaye FAYE), le moins jeune (Habib SY) et, entre les deux, le moyen jeune (Cheikh Tidiane DIÈYE) dont l’arme redoutable est le bavardage désormais à son avantage exclusif plutôt qu’à celui de SONKO.

Ce dernier ce n’est plus un secret pour personne – est hors course pour n’avoir pas montré le rapport qui confond définitivement le ministre Mame Mbaye Kan NIANG « diffamé » après que la Justice de son pays le Conseil constitutionnel compris lui a donné gain de cause sur l’éligibilité, la collecte des parrainages et la délivrance de l’attestation de versement de la caution de 30 millions de nos francs par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC). Le plus bavard des LACOS, Cheikh Tidiane DIÈYE, peut enfin se frotter les mains. Mais pas aussi aisément qu’il le voudrait.

Un Cheikh Tidiane, plusieurs DIÈYE

Qu’a-t-il dit dernièrement Cheikh Tidiane ? Le quotidien en ligne Le Public, daté du mercredi 24 janvier 2024, nous rapporte l’essentiel de ses propos dont « le triomphe du pôle patriotique, souverainiste, panafricain et refondateur auquel » il dit appartenir. DIÈYE contrarie plusieurs fois Cheikh Tidiane à travers l’activisme opportuniste de celui qui, arrivé tardivement, entreprit tout en 2011 pour contrôler, aidé par très peu de gens, le Comité de coordination du Mouvement du 23 juin (M23) dont nous fûmes le bénévole des tâches essentielles et ingrates. Mais là n’est le vrai sujet ! Le premier des vrais sujets se rapporte au panafricanisme à deux balles de DIÈYE, contrariant Cheikh Tidiane qui garda le silence approbateur des lubies de SONKO qui, pendant la campagne pour les Locales de janvier 2022 à Ziguinchor, promit le remplacement du franc CFA par une monnaie locale, nous obligeant de monter au créneau pour couper court à l’idée folle d’une monnaie locale se substituant au franc CFA sans l’érection.d’une banque centrale. Plus tard, DIÈYE, en grand démagogue, dit endosser toutes les recommandations de la Commission nationale de réforme des institutions (CNRI), toutes inspirées par la Charte de gouvernance démocratique pour un Sénégal nouveau des Assises nationales. Sur la situation de ni paix, ni guerre en Casamance, ladite Charte « suggére que soient favorisés “le dialogue social et le consensus” entre les acteurs sociaux comme mode de prévention et de règlement des conflits et d’élaboration des politiques de développement, l’avènement de la paix et de la concorde en Casamance et la mobilisation de toutes les régions afin de faire de la paix une priorité nationale et de promouvoir une large concertation permettant de définir une approche inclusive culturelle, politique et socio-économique ». À l’opposé, se situent évidemment le « patriotisme » et « le souverainisme » de DIÈYE qui en chacun de nous voit le patriote fréquentable, ami du dégagisme violent, ou le traître à abattre.

Qui est dupe ? Personne ! Tout le monde sait où veut en venir DIÈYE quand il dit être « en bonne intelligence avec son allié Ousmane SONKO sur tous les actes posés ». Voler la vedette aux deux autres LACOS (Diomaye FAYE et Habib SY) après s’être assuré que SONKO reste en prison, ne lui faisant plus de l’ombre face à son propre électorat.

Bas les masques !

Contre toute attente, l’exhumation, par les « Assisards », de la Charte de gouvernance démocratique pour un Sénégal nouveau met du baume au cœur de Boun DIONNE à travers « le dialogue social et le consensus » en bonne place dans le texte refondateur. Plutôt que de nous bassiner pour un oui ou pour un non, le candidat de DIONNE 2024 rassure plus d’un en réaffirmant avec. force que « les liens multiformes entre le bien commun et l’intérêt général – mieux sauvegardés en démocratie que dans tout autre régime politique- , et le consensus national sont des accélérateurs de compétitivité et de développement d’un pays ». Quid du souverainisme pas celui autarcique de DIÈYE chez Mahammed Boun Abdallah DIONNE ? « Je dirais d’emblée que le souverainisme c’est la liberté. Comprenons, ajoute Boun DIONNE, cette liberté comme une faculté intrinsèque à gouverner et à agir par soi-même. » Le tout augure l’indépendance dont le grand commis expérimenté de l’Etat dit qu’elle « ne s’accommode d’aucune dépendance, ancienne ou nouvelle, ni politique, ni économique, ni financière, ni culturelle, ni sociale ». Sur l’indépendance économique, Boun DIONNE fait sauter tous les verrous en soutenant clairement que « la mise en place d’une monnaie commune dans l’espace de la CEDEAO s’inscrit dans un agenda plus vaste de mise en oeuvre de façon incrémentale et graduelle d’une véritable zone monétaire continentale, symbole de souveraineté monétaire et gage de l’intégration financière, économique et sociale de l’Afrique ». Un état clair des lieux précéda la bonne direction indiquée lorsque l’économiste écrit : « Notre continent comptant aujourd’hui 54 pays, il dispose presque autant de monnaies en circulation, avec plus de 40 monnaies nationales. Ces monnaies ne sont pas généralement convertibles entre elles. Pareille situation n’est pas sans conséquence surtout si on considère les différentes initiatives d’intégration commerciale, économique et monétaire en cours sur le continent. » L’ancien responsable du Bureau Afrique de l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI) est on ne peut plus convaincant sur l’industrialisation de l’Afrique souveraine et du Sénégal juste pour lequel il s’engage. « L’Afrique que nous voulons, s’engage-t-il, est une Afrique qui, dans son rapport avec l’international, profitera d’abord aux Africains ; une Afrique qui, grâce à son intelligence productive endogène, inclusive, solidaire et durable, profitera d’abord à ses propres capitaines d’industrie et à sa jeunesse grâce aux emplois décents qu’elle lui offrira. » Là également un diagnostic claire précéda la réforme proposée. En voici la teneur : « Dans le cas de l’Afrique, l’échec des politiques d’industrialisation s’explique principalement par leur déconnexion avec tout le reste. Le manque d’articulation de ces politiques avec les autres politiques sectorielles, notamment en matière d’agriculture et de développement rural, aura été fatal au développement industriel de l’Afrique. »

Tout cela n’a rien à voir avec le panafricanisme de pacotille du plus bavard des LACOS, Cheikh Tidiane DIÈYE, qui verrait tous ses masques tomber les uns après les autres s’il se donnait la peine de lire Boun DIONNE dont le dernier né de l’œuvre est l’essai de réflexion économique « Le lion, le papillon et l’abeille » paru en juin 2023 aux Éditions Débats Publics.

Boune DIONNE, Président

Abdoul Aziz Duop DIONNE 2024


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