L’assassinat d’Ismaïl Haniyeh, leader du Hamas, à Téhéran le 31 juillet 2024, suscite des inquiétudes croissantes quant à une possible escalade au Moyen-Orient. Le Hamas et l’Iran ont promis de venger sa mort, attribuée à Israël, ce qui intensifie les craintes d’une propagation du conflit en cours à Gaza.
L’attaque, qui survient après la mort de Fouad Chokr, le chef militaire du Hezbollah libanais tué par une frappe israélienne près de Beyrouth, suscite des préoccupations quant à une contagion du conflit entre Israël, l’Iran et le Hamas. Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien, a déclaré que son pays avait porté des « coups sévères » à ses ennemis, sans toutefois commenter l’attaque de Téhéran.
La réaction internationale est marquée par une inquiétude accrue. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a qualifié les attaques de « dangereuse escalade », tandis que des membres du Conseil de sécurité de l’ONU expriment des craintes d’une guerre totale dans la région. Les États-Unis, bien que soutenant Israël, reconnaissent que les frappes ne contribuent pas à apaiser les tensions régionales.
Ismaïl Haniyeh, qui vivait en exil au Qatar, a été tué à Téhéran alors qu’il participait à la cérémonie d’investiture du président iranien Massoud Pezeshkian. L’Iran a décrété trois jours de deuil national et promet une réponse sévère. Les funérailles de Haniyeh auront lieu vendredi à Doha, après une cérémonie officielle à Téhéran.
Le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, a confirmé que les États-Unis n’étaient pas impliqués dans cet incident. Le Qatar, principal médiateur des négociations de cessez-le-feu à Gaza, se demande désormais si la médiation est encore viable après la mort du négociateur palestinien.
Les tensions montent alors que la région se trouve à un tournant critique, avec des implications potentielles pour les efforts de paix et la stabilité au Moyen-Orient.
