Les critiques fusent de toutes parts contre le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko et son invité de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon. Pourtant, ce brouhaha mêlé de verbiage inqualifiable, imprudemment dionysiaque, entourant cette visite de M. Mélenchon me paraît intellectuellement malhonnête.
Il est vrai qu’il n’y a pas plus aveugle que celui qui refuse de voir, mais en observant les médias occidentaux et les nôtres et en comparant les débats sur la question, une immense honte me submerge en tant que journaliste. Une question me taraude l’esprit : Parle-t-on de la même conférence qui a eu lieu à l’UCAD ?
À mon avis, personne – je dis bien personne – n’a jamais donné une réponse aussi cruelle et radicale que celle qu’Ousmane Sonko a lancée aux militants pro-LGBT. Sa réponse est à la limite sanglante et purement homophobe. En tant que quelqu’un qui s’est toujours illustré dans la lutte contre l’homosexualité au Sénégal, l’un des rares journalistes à se déclarer ouvertement homophobe, je commence réellement à douter de certaines personnes pour qui j’avais beaucoup d’estime, « mbadou yèè ?« .
Bref, pour quiconque comprend un tant soit peu la langue française, le discours de l’ex-maire de Ziguinchor ne peut frustrer qu’un pro-LGBT. Oui, je l’ai dit et je l’assume. « Kou wakhoul deugueuh, wakh fene« . De confession musulmane, ma religion m’interdit de mentir.
