Au Pays basque, l’incompréhension grandit autour du cas de Marie-Thérèse Gomis, une Sénégalaise de 34 ans fraîchement diplômée, qui fait face à une quatrième obligation de quitter le territoire français (OQTF) malgré un parcours d’intégration salué.
Installée à Boucau et diplômée d’un mastère en ingénierie patrimoniale obtenu à la Talis Business School de Bayonne (niveau Bac +5), la jeune femme avait pourtant reçu le soutien de ses enseignants, de son employeur et de plusieurs élus locaux. Tous soulignent la qualité de son travail et sa bonne insertion professionnelle et sociale.
Le 10 novembre, le préfet des Pyrénées-Atlantiques, Jean-Marie Girier, a pourtant signé un nouvel arrêté refusant son titre de séjour et lui notifiant une nouvelle OQTF. Il s’agit du deuxième arrêté préfectoral du même préfet à son encontre, et de la quatrième mesure d’éloignement que subit Marie-Thérèse Gomis.
Cet été, une mobilisation médiatisée avait permis à la jeune femme d’obtenir une autorisation provisoire de séjour de deux mois, le temps de passer son examen final. Le préfet s’était alors dit prêt à réexaminer son dossier une fois son diplôme validé.
Depuis, Marie-Thérèse Gomis a soutenu son mémoire, obtenu son diplôme et terminé 4ᵉ de sa promotion, malgré la pression constante liée à sa situation administrative. « Elle a tenu bon dans la précarité, et elle a brillamment réussi », rappelle l’un de ses enseignants, Manuel Herrero.
La délivrance d’une nouvelle OQTF suscite une vive incompréhension parmi ses soutiens, qui ne comprennent pas pourquoi une diplômée intégrée, recommandée par son futur employeur, se voit une nouvelle fois menacée d’expulsion.
