Assemblée nationale : la révision constitutionnelle au cœur de fortes tensions
Dakar, Sénégal – Qui : Ousmane Sonko et les députés ; Quoi : révision constitutionnelle ; Où : Assemblée nationale ; Quand : ce lundi ; Pourquoi : examen d’une proposition de loi portée par Pastef. Le débat sur la révision de la Constitution a provoqué de fortes tensions ce lundi à l’Assemblée nationale, alors que le président de l’institution, Ousmane Sonko, a annoncé la procédure qui suivra en cas d’adoption du texte.
Sonko annonce une saisine immédiate du président Diomaye Faye
En séance plénière, Ousmane Sonko a indiqué que la proposition de loi constitutionnelle serait transmise au président de la République, Bassirou Diomaye Faye, si elle est adoptée par les députés.
« Si ce texte est adopté à l’issue de cette journée, je saisirai immédiatement le président de la République pour la suite à donner », a-t-il déclaré, sans préciser les orientations futures du dossier.
Le président de l’Assemblée nationale a insisté sur le respect strict des procédures parlementaires, rappelant son rôle dans la police de l’hémicycle. Il a souligné que le processus suivait « son cours dans le respect parfait du Règlement intérieur et de la Constitution ».
Incident dans l’hémicycle et départ de députés de l’opposition
La séance a été marquée par un incident impliquant le député Abdou Mbow. Selon les éléments observés dans l’hémicycle, des parlementaires de Pastef ont tenté de l’écarter du pupitre. Il a ensuite été évacué par les forces de l’ordre.
Abdou Mbow avait sollicité un temps de parole auprès du président de l’Assemblée nationale, une requête qui n’a pas été acceptée. À la suite de cet épisode, plusieurs députés de l’opposition et des non-inscrits ont quitté la salle.
Une discussion générale très suivie
Le gouvernement était représenté par le ministre de la Justice, Moussa Sarr, et le ministre de la Communication et des Relations avec les institutions, Bacary Sarr.
Plus de soixante-dix députés se sont inscrits pour prendre la parole dans le cadre de la discussion générale autour de cette proposition de loi, portée par six élus du groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes, majoritaire à l’Assemblée nationale.
