Moscou, 15 avril 2026. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, affirme que la Russie et la Chine rejettent toute tentative occidentale de maintenir une hégémonie mondiale. Il met en garde contre une aggravation des tensions, notamment au Moyen-Orient, qu’il décrit comme un « nœud de crise » difficile à résoudre.
Une charge directe contre les États-Unis et l’Europe
Selon Sergueï Lavrov, les puissances occidentales — en particulier les États-Unis et l’Europe — chercheraient à préserver leur domination globale. Il dénonce une continuité historique marquée, selon lui, par des pratiques comme le colonialisme ou l’exploitation économique.
Le ministre russe insiste : cette approche est rejetée non seulement par Moscou et Pékin, mais aussi par « la majorité des pays du monde », sans toutefois citer d’exemples précis.
Moscou et Pékin sur une même ligne
La déclaration confirme le rapprochement stratégique entre la Russie et la Chine face à l’Occident. Pékin et Moscou défendent régulièrement un ordre mondial « multipolaire », en opposition à l’influence occidentale dominante.
Cette position s’inscrit dans un contexte de rivalités accrues sur les plans économique, militaire et diplomatique.
Moyen-Orient : une crise « impossible à trancher »
Sergueï Lavrov alerte également sur la situation au Moyen-Orient et dans le golfe Persique, qu’il qualifie de « nœud de crise ».
Selon lui, toute tentative de résoudre ces tensions par des décisions rapides ou unilatérales — « trancher le nœud » — serait vouée à l’échec, suggérant la nécessité d’une approche plus progressive et diplomatique.
Une prise de position à portée géopolitique
Cette sortie illustre la ligne diplomatique russe actuelle : contester l’ordre international dominé par l’Occident et promouvoir une recomposition des équilibres mondiaux.
Elle intervient dans un contexte international marqué par des tensions persistantes entre grandes puissances et des crises régionales complexes.
