Stratégies pour l’Autonomie Alimentaire : Vers une Réduction des Importations au Sénégal

Partager cet article

Le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté Alimentaire et de l’Élevage (MASAE), Mabouba Diagne, a récemment rencontré les acteurs agricoles du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (CNCR) pour discuter de la transformation et du développement du secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique.

« Je suis très heureux de venir ici, au siège du CNCR. J’étais en mission en Mauritanie pour discuter de la Tabaski, mais le CNCR joue un rôle tellement crucial dans notre dispositif que j’ai tenu à venir personnellement », a déclaré le ministre. Il a souligné l’importance des paysans dans l’atteinte de la souveraineté alimentaire : « Je réitère aux Sénégalais l’importance de travailler. Notre pays importe plus de 1070 milliards de francs CFA en denrées alimentaires, alors que notre budget est de 7042 milliards de FCFA. Il est crucial de s’acharner et de lutter pour la souveraineté alimentaire ».

Lors des échanges, plusieurs axes de partenariat ont été discutés, notamment les dix filières où le Sénégal rencontre des difficultés : le riz, le blé, le lait, l’huile, le sucre, les fruits et légumes. « Nous nous sommes engagés à organiser des journées de réflexion avec l’intersyndicale de ces filières », a ajouté le ministre.

Mabouba Diagne a également remercié Nadjirou Sall, le Président du CNCR, et ses collaborateurs pour leur rôle dans la sélection des fournisseurs d’engrais pour la campagne actuelle, ce qui a permis de réduire le prix des distributions cette année. « Grâce à une équipe interministérielle et au CNCR, nous avons pu réduire le prix des engrais de 22% en nous basant sur la transparence et la bonne gouvernance », a-t-il précisé.

Le budget des intrants agricoles a été augmenté à 120 milliards de francs CFA cette année, permettant non seulement une réduction de 22% du prix des engrais mais aussi une augmentation des quantités disponibles de plus de 35 000 tonnes. « Ces 35 000 tonnes de phosphate seront distribuées gratuitement aux producteurs, ce qui est un effort à saluer », a-t-il ajouté.

En ce qui concerne le financement du secteur agricole, le ministre a informé que son département est en train d’élaborer une correspondance à envoyer aux établissements bancaires et d’organiser une journée de réflexion avec les banques, les producteurs et les opérateurs. « Cela se fera en présence du gouvernement, notamment avec la Banque centrale, qui joue un rôle extrêmement important dans la réglementation du système bancaire. J’ai l’intime conviction que nous y arriverons », a-t-il conclu.


Partager cet article