Dans une analyse critique, le journaliste Mamadou Ibra Kane estime que Donald Trump, après des menaces extrêmes contre l’Iran, a finalement reculé sous pressions internationales et politiques internes. Entre cessez-le-feu fragile, médiations multiples et appels à sa destitution, il alerte sur une crise évitable aux conséquences encore incertaines.
« TOUT ÇA… POUR ÇA !
Donald Trump, homme dangereux ou grand bluffeur ? Sans doute les deux à la fois. Finalement, l’insaisissable président américain repousse son ultimatum de 15 jours après avoir menacé de détruire, dès ce soir, une civilisation entière. Facile à dire qu’à faire au regard de la grandeur de la civilisation en question, la civilisation perse, quand bien même l’auteur de la menace disposerait d’une capacité de destruction massive. La preuve, l’Iran a certes plié mais n’a pas rompu au terme de 40 jours d’intenses bombardements américano-israéliens.
Selon des informations, une intervention de la Chine aurait fait revenir Donald Trump à de meilleurs sentiments. De son côté, l’Iran a accepté le cessez-le-feu et décidé d’ouvrir le détroit d’Ormuz pour 2 semaines. Des médias américains font aussi état de la médiation du Pakistan, de l’Égypte et de la Turquie.
Une perche tendue aux protagonistes qui l’ont saisie pour sauver la face.
Moralité : le monde n’est pas totalement désarmé pour faire entendre raison à l’iconoclaste président des États-Unis.
Au plan intérieur, Trump n’est peut-être pas resté insensible à la demande de destitution d’élus démocrates sur la base du 25e amendement de la constitution américaine.
Être le président du pays le plus puissant de la planète n’autorise pas tout. En matière de déclarations va-t-en guerre, l’homme qui se prend pour le gendarme du monde rappelle d’autres dirigeants de sinistre mémoire du siècle dernier. Aux côtés de Trump, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Quel pied de nez à l’histoire !
Cette guerre au Moyen-Orient avec ses effets économiques néfastes pour tous aurait pu et dû être évitée. Malheureusement, elle n’est probablement pas terminée. Il faut savoir jusqu’où il ne faut pas aller trop loin.
