Soupçons autour de la CAF : la démission de Véron Mosengo-Omba relancée par le retrait de la victoire du Sénégal

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La Confédération Africaine de Football (CAF) est au cœur d’une polémique qui ne cesse d’enfler. La démission de Véron Mosengo-Omba, annoncée le 29 mars 2026, ne peut être dissociée des soupçons entourant la décision controversée de retirer au Sénégal la victoire de la CAN 2025, au profit du Maroc. Pour beaucoup, ce départ est le signe d’une crise interne profonde, où les luttes d’influence et les accusations de favoritisme fragilisent la crédibilité de l’instance.

Une démission sous pression

Officiellement, Mosengo-Omba évoque des “projets personnels” et la fin d’un cycle après plus de trente ans de carrière. Mais en coulisses, plusieurs voix affirment que la contestation grandissante autour de la gouvernance de la CAF, et notamment la colère du Sénégal après la perte de la CAN, aurait précipité son départ. Les critiques sur un manque de transparence et sur des décisions jugées politiques plutôt que sportives alimentent les soupçons.

Le Sénégal, au cœur de la tempête

Le retrait de la CAN 2025 au Sénégal reste une blessure ouverte. Les autorités sénégalaises ont dénoncé une décision “injuste” et “incompréhensible”, tandis que les supporters y voient une humiliation nationale. Ce dossier explosif a accentué les tensions entre fédérations et mis en lumière les rivalités internes au sein de la CAF. La démission de Mosengo-Omba apparaît ainsi comme une conséquence directe de cette crise.

Samson Adamu, l’homme de transition

Dans ce climat électrique, le Nigérian Samson Adamu a été nommé Secrétaire Général par intérim. Directeur des compétitions, il hérite d’une mission délicate : restaurer la confiance et préparer une Assemblée générale décisive. Son profil plus discret pourrait favoriser un apaisement, mais il devra composer avec des attentes immenses et une pression politique accrue.

Motsepe tente de reprendre la main

Le président de la CAF, Patrice Motsepe, a salué le travail de Mosengo-Omba tout en annonçant des réformes, notamment dans l’arbitrage. Une manière de montrer que l’institution veut se tourner vers l’avenir. Mais ces annonces suffiront-elles à calmer les critiques et à dissiper les soupçons de favoritisme ? Rien n’est moins sûr.

La démission de Véron Mosengo-Omba n’est pas seulement un départ administratif : elle symbolise une crise de confiance au sommet du football africain. Entre accusations de favoritisme, tensions diplomatiques et réformes annoncées, la CAF joue une partie cruciale de sa crédibilité. Les prochains mois diront si cette transition marque un nouveau départ ou si elle confirme l’image d’une institution minée par les rivalités internes.


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