La situation à Médina Gounass, ville religieuse, suscite frustration et indignation au sein de la société. Les deux camps se rejettent mutuellement la faute. Toutefois, le camp des Foutanké, dont la voiture du Khalife Général a été attaquée, s’efforce de clarifier la situation auprès de l’opinion publique nationale et internationale.
Abda Wone, membre du groupe des disciples de Thierno Mouhamadou Saibou Ba, dénonce « une attaque contre un homme de plus de 80 ans, connu pour sa paix, son humilité et son engagement envers l’Islam. Ce sont des bandits qui ont attaqué cet homme, et nous sommes ici non seulement pour dénoncer cet acte, mais aussi pour montrer que c’est toute l’humanité qui a été insultée par ces actes barbares. »
Il ajoute : « C’est pourquoi nous demandons que justice soit faite et que les autorités fassent tout pour rétablir la paix et la justice, car sans paix, il n’y aura pas de développement. L’enseignement fondamental de Thierno Siradjidine est la paix, l’islam et le bon voisinage. Nous, les gens du Delta, sommes connus pour créer des symbioses et des liens entre différentes communautés. »
Selon Abda Wone, cette situation est le résultat d’une attaque orchestrée par une personne jalouse du Khalife. Il appelle l’État à identifier les responsables. « Il ne s’agit pas ici d’une guerre ethnique ou d’un conflit religieux, mais d’un banditisme orchestré par une personne jalouse du Khalife, aidée par des complices dans l’ombre. Ces personnes seront démasquées, et nous demandons à la justice et à l’État du Sénégal de veiller à la paix et à la sécurité. Nous continuons à croire que nous sommes dans un État de droit et que justice sera rendue. »
Il a également révélé que certains disciples étaient prêts à se rendre à Médina Gounass pour soutenir leurs familles. « Certains d’entre nous ont commencé à rassembler des preuves montrant qu’il s’agit d’une attaque menée par un groupe contre un autre. Beaucoup de gens de Dakar étaient prêts à aider nos familles à Médina Gounass, mais Thierno a demandé à tout le monde de rester calme. En tant que gens disciplinés du Delta, nous avons suivi son appel à la paix, tout en demandant à l’État de prendre ses responsabilités. »
