L’enquête autour de l’affaire impliquant Matar Ndiaga Seck a pris une nouvelle tournure après les déclarations accablantes d’Ahmadou Lamine Dia, principal mis en cause dans ce dossier sensible mêlant relations intimes présumées, transmission volontaire du VIH et réseau clandestin.
Déjà écroué après avoir été cité par plusieurs suspects, notamment Amadou Niang, Alle Datt et Mbaba Gningue, Ahmadou Lamine Dia, âgé de 49 ans, a livré aux enquêteurs des révélations troublantes sur sa vie privée et ses fréquentations.
Lors de son audition, cet agent de la CSE a reconnu pratiquer le « Yoss », avant de revenir sur ce qu’il décrit comme une « initiation » par un métis cap-verdien connu sous le nom de Rodriguez. Mais ce sont surtout ses déclarations concernant Ndiaga Seck qui ont retenu l’attention des enquêteurs.
Selon ses aveux, Ahmadou Lamine Dia aurait entretenu « plusieurs rapports sexuels » avec Matar Ndiaga Seck, qu’il présente comme l’un de ses « Oubi ». Déjà poursuivi pour transmission volontaire du VIH après avoir affirmé être porteur du virus depuis 2013, il aurait également présenté aux enquêteurs des photos intimes ainsi que des échanges de messages amoureux extraits de son téléphone portable.
Des éléments qui auraient contribué à fragiliser davantage la position de Ndiaga Seck dans cette affaire.
Interpellé hier à son domicile situé à la Cité Petrosen par les éléments de la Division des investigations criminelles (DIC), alors qu’il préparait son départ pour le pèlerinage à La Mecque, Matar Ndiaga Seck, 51 ans et comptable de profession, a été transféré le même jour à Linguère où il a été placé en garde à vue.
L’enquête suit désormais son cours afin de déterminer les responsabilités de chacun dans cette affaire qui suscite déjà de nombreuses réactions.
Libération
