CAN 2025 : Augustin Senghor démonte la décision de la CAF et défend le Sénégal devant le TAS ( vidéo)

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À Dakar, en avril 2026, Augustin Senghor est sorti du silence. L’ex-président de la Fédération sénégalaise de football dénonce la décision de la CAF ayant attribué la CAN au Maroc et annonce une riposte juridique solide devant le Tribunal arbitral du sport (TAS).

Une décision « illégale » qui fait polémique

Le conflit autour de la finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc continue de secouer le football africain.

Dans une sortie sans détour, Augustin Senghor conteste fermement la décision de la Confédération africaine de football (CAF), qui a déclaré le Maroc vainqueur sur tapis vert après avoir initialement perdu sur le terrain.

Selon lui, cette décision est juridiquement infondée et constitue une dérive grave.

Il accuse notamment le jury d’appel de la CAF d’avoir outrepassé ses prérogatives, en interprétant les règlements au-delà de ses compétences. 

Retour sur une finale devenue crise continentale

Le 18 janvier 2026 à Rabat, le Sénégal s’impose 1-0 après prolongation dans une finale tendue.

Mais le match bascule dans la controverse après une interruption liée à une contestation sénégalaise d’un penalty litigieux.

La CAF considère par la suite que ce retrait momentané équivaut à un abandon de match.

Résultat : la victoire du Sénégal est annulée, et le Maroc est déclaré vainqueur 3-0 sur la base du règlement disciplinaire. 

Une décision rarissime, largement critiquée pour son interprétation stricte et contestée des textes.

Le TAS, dernier recours du Sénégal

Face à cette situation, le Sénégal a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS), qui a accepté d’examiner l’affaire.

Augustin Senghor se montre confiant :

le dossier sénégalais repose, selon lui, sur des arguments juridiques solides, notamment le principe selon lequel les décisions arbitrales sur le terrain sont définitives.

L’objectif est clair : faire annuler la décision de la CAF et rétablir le Sénégal comme champion d’Afrique. 

Une crise de gouvernance au sein de la CAF

Au-delà du cas sénégalais, Senghor alerte sur un problème plus profond.

Il dénonce une crise de gouvernance au sein de la CAF, évoquant :

une insécurité juridique des décisions incohérentes et un précédent dangereux pour le football africain

Pour lui, cette affaire dépasse le cadre sportif et menace la crédibilité même des institutions africaines.

Un dossier explosif aux enjeux internationaux

L’affaire Sénégal-Maroc est désormais suivie bien au-delà du continent.

Elle cristallise des tensions diplomatiques, sportives et juridiques, dans un contexte où :

des accusations de favoritisme émergent la transparence de la CAF est remise en question et la légitimité du vainqueur reste contestée

Plusieurs observateurs évoquent déjà l’une des plus grandes crises de l’histoire récente du football africain. 


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