Une candidature qui secoue la scène diplomatique africaine
L’ancien président sénégalais Macky Sall, officiellement candidat au poste de Secrétaire général des Nations unies à partir de 2027, fait face à un après‑midi mouvementé marqué par des positions contradictoires, des oppositions internes à l’Union africaine (UA) et un désengagement officiel du Sénégal.
Selon plusieurs sources, la procédure de soutien continental à sa candidature a connu un coup d’arrêt majeur :
- 20 États membres de l’Union africaine ont rompu le silence, empêchant l’adoption du projet de décision censé valider sa candidature.
- La Commission de l’UA confirme que la procédure dite de « silence » n’a pas abouti, faute de consensus.
Malgré ce revers, certains responsables politiques estiment que le rapport de force reste encourageant, avec 34 pays favorables à la résolution de soutien.
Le Sénégal se désolidarise officiellement
Dans une note diplomatique datée du 27 mars, la Mission permanente du Sénégal auprès de l’UA affirme que le gouvernement sénégalais n’a jamais endossé la candidature de Macky Sall, ni été associé à l’initiative portée par le Burundi.
Cette position crée un paradoxe politique :
- Macky Sall affirme avoir informé le président Bassirou Diomaye Faye de sa démarche.
- Le Sénégal, de son côté, refuse d’être considéré comme partie prenante.
Une candidature africaine… mais pas unanime
L’UA avait initialement engagé une dynamique visant à présenter Macky Sall comme candidat africain à la succession d’António Guterres. Mais les divisions internes, les rivalités diplomatiques et les enjeux géopolitiques ont rapidement freiné cet élan.
Les points de tension :
- Le soutien africain n’est pas unanime.
- Certains États contestent la méthode et la rapidité du processus.
- Le Sénégal lui-même figure parmi les pays ayant exprimé une objection.
Une bataille qui se jouera aussi à New York
Malgré les turbulences africaines, plusieurs analystes rappellent que l’élection se décidera au Conseil de sécurité, où les cinq membres permanents disposent d’un droit de veto déterminant.
La compétition s’annonce rude :
- Michelle Bachelet (Chili)
- Rafael Grossi (Argentine)
- Rebeca Grynspan (Costa Rica)
- Macky Sall, porté par le Burundi au nom de l’Afrique
La candidature de Macky Sall, loin d’être un long fleuve tranquille, révèle :
- des fractures diplomatiques africaines,
- un manque d’unité continentale,
- et un flou politique au Sénégal.
Si le soutien africain reste incertain, la bataille se déplacera désormais sur la scène internationale, où se jouera la véritable décision.
