Macky Sall à l’assaut de l’ONU : avec ou sans l’Afrique ?
L’ancien président du Sénégal, Macky Sall, entre dans l’arène diplomatique internationale. Le 2 mars, il a officialisé sa candidature au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, actuellement occupé par António Guterres.
Une annonce qui ouvre une séquence décisive : ce vendredi 27 mars, l’Union africaine doit se prononcer sur un éventuel soutien officiel à cette candidature.
Une candidature préparée en amont
Dans l’entourage de Macky Sall, le ton est résolument confiant. Selon une source proche, cette initiative n’aurait jamais été lancée sans garanties solides sur la scène internationale.
« Si nous n’avions pas eu l’assurance qu’aucun des cinq membres permanents du Conseil de sécurité n’opposerait son veto, nous ne l’aurions pas déposée », affirme-t-on.
Une déclaration lourde de sens dans un processus où les équilibres géopolitiques sont déterminants. Le poste de secrétaire général de l’ONU reste en effet étroitement lié aux rapports de force entre les grandes puissances.
Une stratégie atypique mais assumée
Si la démarche peut surprendre, elle ne relève pas d’une improvisation, insiste son entourage. L’ancien chef d’État sénégalais miserait sur son expérience politique et son réseau international pour s’imposer dans cette course hautement stratégique.
Reste un facteur clé : l’unité africaine.
Le test décisif du soutien africain
Le soutien de l’Union africaine pourrait peser lourd dans la balance. Traditionnellement, les candidatures africaines à des postes internationaux majeurs cherchent à s’appuyer sur un front commun du continent.
Une absence de consensus affaiblirait considérablement les chances de Macky Sall, face à d’éventuels concurrents soutenus par d’autres blocs régionaux.
Une bataille diplomatique en perspective
Au-delà de l’annonce, la campagne ne fait que commencer. Entre tractations diplomatiques, jeux d’influence et arbitrages des grandes puissances, la route vers le sommet de l’ONU s’annonce longue et incertaine.
Dans ce contexte, la question demeure : Macky Sall peut-il conquérir l’ONU sans un soutien clair et massif de l’Afrique ?
