Dette fiscale de la presse sénégalaise : Décryptage des 40 milliards FCFA dus à l’État

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Comprendre la dette fiscale de la presse sénégalaise.

Les entreprises de presse au Sénégal, qu’elles soient publiques ou privées, accumulent une dette fiscale considérable envers l’État, s’élevant à un total de 40 milliards de FCFA. Cette situation met en lumière les tensions croissantes entre les médias et le nouveau gouvernement, particulièrement chez certains patrons de presse.

Répartition de la dette fiscale

Médias publics (médias d’État)
Les médias publics représentent 39 % de cette dette, soit un montant total de 15,6 milliards de FCFA. Parmi eux :

  • RTS : 11,2 milliards de FCFA (28 % de la dette totale)
  • Le Soleil : 4 milliards de FCFA (10 % de la dette totale)
  • APS : 400 millions de FCFA (1 % de la dette totale)

Médias privés
Les médias privés portent 61 % de cette dette, ce qui équivaut à 24,4 milliards de FCFA. Les principaux contributeurs sont :

  • Groupe Futurs Médias (GFM) : 16 milliards de FCFA (40 % de la dette totale)
  • Groupe D-Media : 4,4 milliards de FCFA (11 % de la dette totale)
  • AfriMedia : 2,4 milliards de FCFA (6 % de la dette totale)
  • E-Media Invest : 400 millions de FCFA (1 % de la dette totale)
  • Autres médias privés : 1,2 milliard de FCFA (3 % de la dette totale)

Ces chiffres, extraits du rapport publié le 16 août 2024 par le ministre des Télécommunications, illustrent la gravité de la situation financière des médias sénégalais. Cette dette colossale explique en partie les frictions actuelles entre la presse et les autorités.

Ali Fané Géopolitologue

Ali Fané Géopolitologue

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