Disparition de Mamadou Badio Camara : Bassirou Diomaye Faye rend hommage à un homme de justice et de principes

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Le Sénégal a perdu l’une de ses figures les plus marquantes de la magistrature. Mamadou Badio Camara, président du Conseil constitutionnel, s’est éteint ce jeudi à Dakar. Une nouvelle qui a profondément attristé le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, qui a salué la mémoire d’un « grand serviteur de l’État ».

« J’ai appris avec tristesse le décès de Mamadou Badio Camara, président du Conseil constitutionnel. Il fut aussi président de la Cour suprême. Je salue le parcours d’un grand serviteur de l’État », a-t-il écrit dans un message publié sur le réseau social X (anciennement Twitter).

Le chef de l’État a adressé ses condoléances les plus sincères à la famille du défunt, à ses proches, ainsi qu’à toute la communauté judiciaire sénégalaise, endeuillée par cette perte.

Une carrière au service de la justice sénégalaise

Diplômé de l’École nationale d’administration et de magistrature (ENA, promotion 1977), Mamadou Badio Camara a très tôt intégré la magistrature, dès ses jeunes années. Il a gravi les échelons avec rigueur et intégrité, occupant des postes clés dans l’appareil judiciaire.

Il a notamment été nommé Substitut du Procureur à Dakar en 1977, puis Procureur adjoint au tribunal régional hors classe de Dakar en 1993. En février 2004, il devient Secrétaire général de la Cour de cassation, avant de prendre la tête de la chambre criminelle de la Cour suprême en novembre 2008, poste qu’il occupera jusqu’en juillet 2013 tout en assurant, simultanément, le rôle de Secrétaire général de la Cour suprême.

Un engagement au-delà des frontières

Son expertise a dépassé les frontières du Sénégal. Mamadou Badio Camara a participé à des missions internationales en Haïti pour le compte de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), contribuant à l’audit de la Cour de cassation en 2007, puis à l’appui à la justice pénale en 2008. Il a également été élu membre du Comité des Nations Unies sur les disparitions forcées le 31 mai 2011, témoignant ainsi de la reconnaissance internationale de ses compétences et de sa probité.

Un héritage de rigueur et de dignité

Le décès de Mamadou Badio Camara laisse un vide immense dans le paysage judiciaire sénégalais. Magistrat d’exception, il a incarné l’indépendance, la rigueur et le respect de l’État de droit tout au long de sa carrière.

Son héritage restera une source d’inspiration pour les générations futures de juristes, magistrats et citoyens engagés pour la justice et la démocratie.


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