LA ROUTE TUE : IL FAUT DES VRAIES SOLUTIONS POUR LES VRAIS PROBLÈMES

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Par: Ibrahima khalil Dieng

Le sang coule , il ruisselle sur nos routes , des pertes en vies humaines en permanence, pratiquement tous les jours au point que ça ne choque presque plus .
Dès lors, il me semblent qu’un laxisme d’Etat est à dénoncer dans cette situation qui devient de plus en plus alarmante.
Nous n’avons certe pas des connaissances avérées dans le domaine, toutefois notre œil d’observateur nous permet d’avoir un regard critique sur un phénomène qui commence à inquiéter tout un peuple.

LES PROBLÈMES

L’étroitesse des routes : Au Sénégal, des routes nationales à deux fois une voie sont considérées comme une norme , pourtant celà devrait selon en tout cas les standards internationaux être une exception notamment pour relier des Pôles urbains.
En outre , ces routes doivent en principe être séparées grâce à un terre-plein central comprenant des glissières de sécurité.
La vitesse: sur les routes à deux fois une voie, la vitesse est généralement limitée à 80 km/h . Cette limitation de vitesse ne peut être augmentée que si et seulement si la route comprend un créneau de dépassement.
Ce qui est tout simplement foulé au pieds par nos chauffards qui, n’ont de préoccupations que d’aller vite verser les clients (wari, joni-joni ou wave clients yi nieuwate) et n’ont aucune limitation de vitesse tant que la pédale le permet quitte à tuer des innocents y compris eux même.
L’état des véhicules : Dans notre pays, une voiture âgée de plus de huit ans n’est pas autorisée à entrer dans le territoire, cependant nos routes sont remplies de ferrailles datant du temps colonial et des gros porteurs sans frein .
La corruption: Au pays de la Teranga, pour obtenir une visite technique sans bouger de chez soi, il suffit de faire de la Teranga autrement dit passer à la caisse dans un noir obscure.

LES SOLUTIONS

À mon avis la solution est avant tout une volonté politique de l’Etat d’éradiquer une bonne fois pour de bon ce phénomène.
Celà passera inéluctablement par :
La correction des routes: élargir et installer des terres-plein afin d’éviter les collision qui constituent à 90% la nature des accidents de la circulation.
Mettre plus de lumière sur les routes avec l’installation de lampadaires à base d’énergie solaire.
Réglementer la vitesse sur les routes :Plomber la vitesse maximale pour les véhicules de transport de personnes au maximum à 80 ou 90km/h. Équiper les Contrôleurs routiers de radars et de détecteurs de vitesse avec l’application stricte d’amandes sévères pour le délit d’excès de vitesse.
Renouveler entièrement le parc automobile et revoir l’âge requis pour l’importation des véhicules: À mon avis interdire l’entrée dans le territoire des voitures de plus de 8 ans et laisser rouler de vieilles ferrailles octogénaires est une incohérence qui mérite réflexion et correction, dès lors l’augmentation de l’âge des véhicules importés et un retrait définitif de la route de toutes les voitures de plus de 40 ans d’existence pourrait être une solution pour optimiser l’état des véhicules dans le trafic urbain et periurbain.
La mise en place du contentieux routier: il s’agit de rémunérer les agents des forces de l’ordre affectés à la circulation sur la base des infractions constatés et selon un pourcentage prédéfini.
Cette mesure réduirait drastiquement les cas de pot de vain sur les routes.
En suite confier le service des mines et la visite technique aux FDS, Ce qui permettrait de mettre plus de rigueur dans l’obtention du permis de conduire et de la visite technique.
Confier l’ANASER à un officier supérieur de la police ou de la Gendarmerie pour sa Direction et y affecter des membres des FDS et ne plus en faire uniquement une affaire de politiciens ou de techniciens.
Procéder à la création si possible d’une Compagnie nationale mixte police gendarmerie, compétente pour la surveillance des routes et éviter le cloisonnement pour un meilleur maillage sécuritaire.
En effet, la plupart des accidents se passent en milieu rural où on note quasiment une absence de gendarmes ou de policiers.
Ce décloisonnement permettrait aux FDS de se démultiplier et d’être plus efficaces.

À mon humble avis ceci constitue un ensemble de mesures qui pourraient atténuer cette recrudescence inquiétante des accidents de la circulation et leur mise en œuvre incombe entièrement à L’état du Sénégal.
LE TANDEM JE VOUS ATTEND COMME BEAUCOUP DE CONCITOYENS SUR LA QUESTIONS
EN ATTENDANT PRUDENCE AU VOLANT !

Ibrahima khalil Dieng Journaliste


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