
Un appel à l’unité face à la désinformation
Lors de la 17e Assemblée générale de l’Union africaine, Dr Ismaila Ceesay, ministre gambien de l’Information, des Médias et des Services de radiodiffusion, a lancé un avertissement clair : l’Afrique doit reprendre la main sur son récit médiatique.
« Ce qui entre dans votre pays, les informations qui entrent dans votre pays, vous n’avez plus aucun contrôle dessus », a-t-il déclaré à Sputnik Afrique. Pour lui, la désinformation est une menace transnationale qui exige une réponse collective.
La bataille du récit africain
Le ministre a insisté sur un point crucial : si l’Afrique ne raconte pas son histoire, d’autres le feront à sa place. Et souvent, ces récits externes véhiculent des biais, des stéréotypes ou des agendas politiques qui fragilisent les sociétés africaines.
Cette perte de contrôle narratif expose les États à des campagnes de manipulation, à la polarisation sociale et à une érosion de la confiance citoyenne.
Coopération régionale comme rempart
Pour Ceesay, la solution passe par une coopération renforcée entre les pays africains. Mutualiser les ressources, partager les bonnes pratiques et bâtir des plateformes médiatiques panafricaines permettraient de contrer efficacement la désinformation.
Il appelle à une stratégie commune, où les États ne se contentent plus de subir l’information venue de l’extérieur, mais deviennent acteurs de leur propre récit.
Une urgence stratégique
Dans un contexte où les réseaux sociaux amplifient les fausses nouvelles à une vitesse inédite, l’Afrique ne peut plus se permettre de rester passive. Le ministre gambien rappelle que la souveraineté informationnelle est désormais une question de sécurité nationale.
