L’Assemblée nationale a rejeté, après presque dix heures de débats, la loi visant à supprimer les institutions telles que le Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT) et le Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE). Parmi les 165 députés présents, 83 ont voté contre cette réforme, majoritairement issus de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY), accompagnés de Marietou Dieng, députée non-inscrite, et d’Alassane Ndoye du Parti Démocratique Sénégalais (PDS). En revanche, 80 députés, principalement de Yewwi Askan Wi (YAW) et Wallu, ont voté en faveur de la suppression, tandis qu’il n’y a eu aucune abstention et deux absences dont les procurations n’ont pas été prises en compte pour des raisons de conformité, selon le président de l’Assemblée nationale.
Le vote a été marqué par des controverses. Les députés de YAW et Wallu ont exigé un vote secret, une proposition contestée par Abdou Mbow et ses alliés, qui ont préféré un scrutin public à main levée. Après un moment de discorde, le président Amadou Mame Diop, en se basant sur le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, a décidé de procéder à un vote public à main levée, affirmant que c’était la procédure habituelle.
À la suite du rejet de la suppression des institutions, les députés de YAW ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une violation du règlement de l’Assemblée nationale, qualifiant la situation de scandale.
