Visite des anciens présidents de l’Assemblée nationale chez Amadou Mame Diop : Une tentative de résolution de la crise entre l’exécutif et le législatif ?

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Des mouvements significatifs pourraient survenir dans les prochains jours au sein de l’Assemblée nationale, située sur la place Soweto. La récente visite des anciens présidents de l’Assemblée nationale au bureau de l’actuel président, Amadou Mame Diop, pourrait être un signe avant-coureur de changements majeurs. Cette rencontre pourrait bien dissiper les tensions qui obscurcissent les relations entre l’exécutif et le législatif. D’un côté, l’exécutif incarne un renouveau après près de cinq décennies de continuité ; de l’autre, l’Assemblée nationale représente encore les vestiges d’un système institutionnel en place depuis l’ère de Senghor jusqu’à celle de Macky Sall, en passant par Abdou Diouf et Abdoulaye Wade.

Les trois personnalités, qui ont rendu visite à Amadou Mame Diop, semblent avoir eu pour objectif d’engager des discussions afin de trouver une solution à la crise actuelle qui empêche la tenue du débat d’orientation budgétaire et la déclaration de politique générale du Premier ministre Ousmane Sonko. Ces anciens présidents, jouant le rôle de médiateurs, pourraient apporter une contribution décisive pour apaiser une situation qui devient de plus en plus insoutenable.

Forts de leur expérience politique et de leur sagesse, ces figures influentes auraient certainement formulé des propositions pour éviter à Abdou Mame Diop une chute prématurée de son poste de président de l’Assemblée nationale. En effet, le mois de septembre approche à grands pas, et des rumeurs persistantes évoquent la possibilité que le président Macky Sall envisage de dissoudre la quatorzième législature.

Le mardi 13 août 2024, Amadou Mame Diop a déclaré : « Les anciens présidents de l’Assemblée nationale, messieurs Cheikh Abdel Khadre Cissokho, Pape Diop et Moustapha Niasse, m’ont rendu une visite de courtoisie à mon bureau. Lors d’un entretien de près d’une heure, j’ai échangé avec eux sur des questions d’intérêt national et sur la vie parlementaire ». Cette déclaration peut-elle être interprétée comme une ouverture ou un signal adressé au pouvoir actuel en faveur d’un dialogue ?

Dans le contexte actuel, il serait imprudent pour les différentes parties de s’engager dans une confrontation stérile qui risquerait de mettre à nouveau le peuple dans une position délicate. Les ambitions politiques doivent être reléguées au second plan, au profit de la recherche de solutions concrètes aux enjeux nationaux.

Par ailleurs, tous les députés sont convoqués en plénière ce vendredi pour discuter de la révision du règlement intérieur, selon un communiqué officiel de l’Assemblée nationale reçu par notre rédaction. La visite des anciens présidents de l’Assemblée nationale et la convocation des parlementaires pour cette session plénière témoignent d’une volonté de pacification des tensions.


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